De la même façon que l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, on peut parler de sa recherche d’emploi à tout le monde mais attention aux esprits chagrins. Cette appellation recouvre toutes les personnes que l’annonce de votre perte/recherche d’emploi fait tomber dans une litanie négative.
Se prémunir contre les esprits chagrins
Il y a ceux qui n’ont jamais été licenciés (il y en a encore quelques-uns, une espèce en voie de disparition) et que cette perspective fait trembler, ceux qui connaissent quelqu’un qui ne s’en est jamais remis, n’a jamais retrouvé, a divorcé ou les trois à la fois, ceux qui ont mal vécu leur propre situation de recherche et vous font revivre leur mal-être de l’époque. Leur situation n’est pas la vôtre.
Avoir l’esprit critique face aux conseils
Vous avez également tous ceux qui y vont de leurs conseils : « tu devrais faire une formation » (euh oui, mais pour quelle raison ?), « inscris-toi sur tel site, dans telle agence d’intérim, ils sont supers » (oui, merci du conseil, mais je ne vais pas me limiter à cela), « c’est plus la peine d’envoyer une lettre de motivation, les recruteurs ne les lisent jamais » (ben voyons, et comment sauront-ils que j’ai envie de travailler dans leur entreprise ?), « génial, tu vas pouvoir refaire du sport ! » (j’y songe mais pas à temps plein….) et autres conseils dans lesquels il va falloir faire le tri…
Rassurer l’entourage
Et puis il y a le conjoint qui, le soir quand il rentre de son travail, pose la question redoutée « combien de candidatures as-tu envoyées aujourd’hui ? ». Comme si le volume de candidatures envoyées était un indicateur d’une bonne recherche d’emploi. On peut en effet, pour se donner bonne conscience, envoyer des mailings de candidatures spontanées à toutes les entreprises de la région, on atteint dans ce cas un nombre satisfaisant assez rapidement. Mais une recherche d’emploi ne se limite pas à cela Cf. notre article : Être en recherche d’emploi : la stratégie de la pêche à la ligne.
Le rôle de l’entourage n’est pas de stresser sur la recherche, on le fait très bien seul, mais de soutenir et de comprendre. Comprendre que l’on puisse avoir envie de souffler quelques semaines après un licenciement parce que le ou les dernier(s) mois en entreprise n’ont pas été faciles à vivre, qu’un temps de recherche d’emploi est une période de creux et de pleins, de moments d’euphorie quand on a eu un entretien intéressant et de déceptions quand les réponses tardent ou sont négatives. Un temps fluctuant où l’on dépend des autres mais durant lequel on va surtout compter sur soi.
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