Onboarding - 4 erreurs classiques et comment les éviter

C’est bon, vous venez de finaliser le recrutement du bon candidat, le talent qui manquait à votre équipe. Bravo à vous ! Le recrutement est un chemin de plus en plus long et difficile, où la compétition est acharnée, et qui demande beaucoup d’efforts.

Pourtant, il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin et de voir tous vos efforts remis en cause par une intégration qui ne tient pas ses promesses auprès du nouveau collaborateur.

Nous avons pu rencontrer quatre erreurs classiques (nous ne dénoncerons personne :) ) qui mettent en péril l’intégration d’un nouveau collaborateur.

 

Erreur 1 - Laisser le nouveau collaborateur avancer seul le 1er jour

Ne pas accueillir le collaborateur, lui faire remplir des papiers seul dans un bureau ou le laisser découvrir l’entreprise par lui-même sont des pratiques que nous vous conseillons de proscrire le premier jour. Il n’y a rien de pire comme première expérience que d’arriver dans un endroit nouveau et d’être directement laissé seul.

Très souvent, l’équipe n’est pas impliquée dans l’intégration voire n’est pas au courant de l’arrivée d’un nouveau collègue. Et dans le pire des cas, la coordination entre RH et manager ne s’est pas faite en amont ; manager qui n’est parfois pas présent pour le premier jour.

Attention, la première impression compte, et cela est vrai dans les deux sens. S’il n’est pas forcément le plus mémorable, le premier jour reste toujours gravé dans la mémoire, surtout si l’expérience était difficile !

Le risque est réel : 1 salarié sur 5 aurait envie de quitter son poste dès le premier jour dû à une première expérience difficile et 4% le fait réellement.

Enfin, une journée complète de travail le premier jour n’est pas obligatoire. L’objectif est de faire en sorte que le nouveau collaborateur revienne avec plaisir et envie le lendemain ! Sur le long terme, vous vous y retrouverez, croyez-nous.

 

Erreur 2Ne pas avoir prévu matériel et outils élémentaires

Certes, les premiers jours de travail ne sont pas particulièrement synonymes de productivité. Mais il est néanmoins frustrant d’arriver à un poste où les outils élémentaires n’ont pas été prévus : problème de bureau, de chaise, d’ordinateur fonctionnel, pas de code d’accès aux différents outils informatiques, etc.

Ces manquements à un accueil de base (imaginez que vous êtes invité à dîner et que l’on ne vous a prévu ni chaise, ni couverts) noircissent l’expérience collaborateur.

Tout cela devrait être planifié en amont pour que le premier jour, le collaborateur sente que son arrivée a été préparée, attendue et il saura être d’autant plus impliqué et engagé. Cela représente une multitude de petites tâches réparties sur différents rôles et coordonnées par les RH.

 

Erreur 3 - L’onboarding, c’est seulement le premier jour

Le nouveau collaborateur est souvent exposé à beaucoup d’informations sur son premier jour (livret d’accueil, tour des locaux, rencontre des équipes, premiers pas à son poste) et il risque de les oublier dès la première semaine. Il sera donc moins engagé dans son évolution quotidienne dans l’entreprise et à son poste, et dans ses interactions avec ses collègues.

De plus, il a besoin d’une période d’adaptation pour pouvoir comprendre les valeurs et le quotidien de l’entreprise, son poste et ses interactions. L’intégration d’un collaborateur commence donc dès la signature du contrat de travail et dure jusqu'à 1 an après son arrivée dans l’entreprise.

 

Erreur 4 - Partir du principe que “pas de nouvelles = bonnes nouvelles”

Ne pas entendre de retours du nouveau collaborateur n’est pas synonyme de bonnes nouvelles et d’un engagement optimal. Il est bien plus probable que celui-ci taise les aspects négatifs ou même qu’il ne sache pas vers qui se tourner.

90% des employés décident s’ils vont rester dans l’entreprise pendant leur période d’intégration. Il est donc important de ne pas attendre que le nouveau collaborateur prenne l’initiative pour s’exprimer pour s’assurer de sa satisfaction.

 

“On n’a pas deux fois l’occasion de faire une première impression”, cet adage est valable tant pour l’entreprise que pour les candidats. Un manque de cohérence entre votre communication recruteur et la réalité de l’entreprise risque d’être très vite sanctionné par le nouveau collaborateur. Cela vaut le coup (coût) de s’y pencher !